Le réveil est douloureux. Rien à voir avec la soirée arrosée du réveillon. Cette année encore, des hausses sont à prévoir. Certes, le SMIC va être revalorisé à 1,24%, mais ne compensera pas les augmentations de l’énergie, du carburant et de la CSG. Hier, Emmanuel Macron a adressé ses voeux depuis l’Elysée. Jouissant d’un regain de popularité, il va devoir transformer l’essai. Les chantiers sont nombreux. Les réformes périlleuses. ISF, APL, chômage et accords d’entreprise…

Si le clivage gauche droite semble – comme le PS – mort et enterré, la fracture sociale des citoyens va se creuser. Le voyage à 350 000 euros d’Edouard Philippe est passé commme une lettre à La Poste. Mais à l’inverse du prix du timbre, les futures dépenses du personnel politique ne devront plus s’envoler. N’en déplaisent aux députés de la majorité, se disant trop injustement payés. Au moment où le contrôle des allocations chômage va se durcir, cela ne passera pas deux fois.

Les extrêmes sont aux aguets. La droite et la gauche se reconstruisent. Il s’est donné deux ans pour transformer le pays. Mais les Français et la classe politique ne l’attendront pas. Le plus dur ne fait que commencer. Monsieur le président : bonne année.