Beaucoup veulent sa tête. Un comble pour ce groupuscule, accusé d’en avoir décapité par centaines. Le procès de Salah Abdelslam s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles. Les victimes hurlent face à son silence. Un défi pour la démocratie. Même si la haine et l’esprit de vengeance sont légitimes, la Justice doit rester impartiale. La cour n’est pas une pièce de théâtre. Il invoque le mépris de l’Islam. Son droit au silence pour seule défense.

Il dit ne pas craindre les alliés. Ses 126 jours de cavale prouvent sa lâcheté. C’est pourtant lui qui rythme le jeu. Dénonçant ses conditions de détention, voguant de prisons en tribunaux. La République s’abaisse face à un homme. Qui a tué, sans hésiter, un soir de novembre. Les moyens pour assurer sa détention sont colossaux. Nous sommes tous complices. Les fonds publics servant à le garder en vie. Lui qui en a tant arraché, à des êtres innocents.

Aujourd’hui, les médias lui rendent hommage. Son portrait s’étale en Une de plusieurs titres. La strarification d’un monstre. Fascination face à l’horreur. Élevé au rang d’égérie. D’une idéologie mortifère, qui se retournera tôt ou tard contre lui.